Somme Numérique contribue au débat national sur le Très Haut Débit
Jean François Vasseur plaide pour un aménagement équilibré entre les territoires
L' Autorité de Régulation des Communications Electroniques et Postales vient, après le gouvernement pour le plan national Très Haut Débit, de clore une consultation publique relative aux "modalités de l'accès aux lignes de communications électroniques à très haut débit en fibre optique en dehors des zones très denses". Cela signifie, pour parler clairement, que l'ARCEP souhaite fixer les règles qui s'appliqueront aux constructeurs de réseaux en fibre optique jusque chez l'habitant sur tout le territoire national en dehors des très grandes villes. Il s'agit d'une part de ne pas laisser se recréer des monopoles locaux, et aussi et surtout ne pas permettre que des zones d'habitations puissent être "mitées", que sur deux immeubles voisins, le premier ne puisse pas disposer d' un accès à la fibre optique sans que le second puisse également y accéder.
Dans son texte, que nous publions, le président de Somme Numérique rappelle qu'il est satisfait que l' ARCEP souhaite mettre rapidement en place des règles du jeu, préalable indispensable à ce que des investissements publics et /ou privés puissent se déployer dans des territoires comme le nôtre.
Toutefois, Jean François VASSEUR regrette que la spécificité des Réseaux d'Initiative Publique créés par les collectivités ne soit pas mieux prise en compte dans le projet de l'ARCEP. En effet ces réseaux sont, ou seront, partie intégrante du patrimoine de la collectivité, et ils obéissent à des contraintes de service public qui ne pèsent pas sur les autres réseaux, hormis, sur certains points, pour le réseau de France Télécom. Les collectivités qui se sont dotées d'un réseau ont donc naturellement vocation à être les agents coordonnateurs entre les différents acteurs de leur territoire :
"Nous revendiquons une réelle capacité à négocier avec les opérateurs la meilleure façon de couvrir nos territoires, dans le respect des partenaires, dans un souci de réduction des coûts de déploiement et de rationalisation des montants investis."
Lire le texte intégral de la communication à l'ARCEP