Somme numérique

Réseau public pour les communications numériques

Un réseau pour le haut et le trés haut débit

Nous mettons à disposition des infrastrutures haut débit, permettant aux opérateurs de proposer au grand public et aux entreprises les meilleurs services

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Guide du haut débit

Mise à jour : 07/06/2010
 

Le haut débit comment ça marche ?

Les usages en ligne sont en perpétuelle évolution ce qui fait également évoluer la demande en débit.

Il y a quelques années, l’ADSL à 512kb était plus que satisfaisant  pour recevoir des mails, quelques fichiers texte. Depuis que l’image fixe et animée, le son circulent sur le Net, l’utilisateur veut du débit pour avoir de la vitesse. 15 secondes d'attente devant un écran semblent une éternité.

Certes, nous pouvions vivre sans Internet, comme nous pouvions vivre sans téléphone mobile ou, bien avant, sans voiture. Mais à présent que tous ces moyens sont là, nous ne pouvons plus nous en passer et le haut débit est réclamé au même titre que l’électricité ou le téléphone fixe, c’est-à-dire comme un service public dû.

Travailler depuis son domicile et transmettre des fichiers lourds ou communiquer (son et image) avec quelqu’un à l’autre bout du monde, acheter ou vendre en ligne, louer la maison  pour les vacances après l’avoir « visitée » en ligne, surveiller les malades à leur domicile, faire surveiller sa maison pendant les vacances, se former ou jouer en ligne (...). Les usages sont nombreux et nous voulons y avoir accès quel que soit l’endroit où nous ne trouvons.  

Le problème étant posé, il faut trouver la solution, car tous les territoires ne sont pas égaux devant le haut débit. Pour l’instant, ce qui conditionne l’accès est la distance entre l’habitation et l’URAD (Unité de Raccordement des Abonnés) de France Télécom : plus la distance est courte, plus le débit est haut, plus on s’éloigne, plus le signal s’affaiblit et le  débit baisse. Comment réduire cette distance ?

Par le  dégroupage !

Le dégroupage

Le réseau téléphonique national est la propriété de France Telecom, «opérateur historique » qui est devenu un opérateur privé depuis le 1er janvier 1997. Il n’est pas possible économiquement, pour un nouvel opérateur de répliquer intégralement le réseau existant pour arriver à chaque abonné. Donc, pour un nouvel opérateur de télécoms, l’accès direct à l’abonné passe par la partie terminale du réseau qui est la ligne de l’abonné depuis le répartiteur. Pour que les opérateurs puissent gérer de bout en bout le réseau qui les relient à leurs clients et construire des offres différenciées, l’opérateur historique doit fournir à ses concurrents un accès direct à sa boucle locale : c’est le dégroupage de la boucle locale.

Deux possibilités de dégrouper

  1. Le dégroupage "total" (en savoir plus), ou accès totalement dégroupé à la boucle locale, consiste en la mise à disposition de l’intégralité des bandes de fréquence de la paire de cuivre. L’utilisateur final n’est alors plus relié au réseau de France Telecom, mais à celui de l’opérateur nouvel entrant.
  2. Le dégroupage "partiel" (en savoir plus), ou accès partiellement dégroupé à la boucle locale, consiste en la mise à disposition de l’opérateur alternatif de la bande de fréquence "haute" de la paire de cuivre, sur laquelle il peut alors construire, par exemple, un service ADSL. La bande de fréquence basse (celle utilisée traditionnellement pour le téléphone) reste gérée par France Telecom, qui continue de fournir le service téléphonique à son abonné, sans aucun changement induit par le dégroupage sur ce service.

 

Quelques définitions

Source ARCEP

  • Boucle locale : circuit physique à paire torsadée métallique qui relie le point de terminaison du réseau dans les locaux de l'abonné au répartiteur principal ou à toute autre installation équivalente du réseau téléphonique public.
  • Accès dégroupé à la boucle locale : le fait de fournir un accès totalement dégroupé ou un accès partagé à la boucle locale ; la boucle locale reste propriété de France Télécom, qui ne fait que la "louer" à ses concurrents.
  • Accès totalement dégroupé à la boucle locale : le fait de fournir à un bénéficiaire un accès à la boucle locale de France Télécom autorisant l'usage de la totalité du spectre de fréquences disponible sur la paire torsadée métallique ; un schéma (figure 1) présente l'architecture technique utilisée pour cet accès. Le client final n'est alors plus abonné de France Télécom.
  • Accès partagé à la boucle locale : le fait de fournir à un bénéficiaire un accès à la boucle locale de France Télécom autorisant l'usage des fréquences non vocales du spectre de fréquences disponible sur la paire torsadée métallique ; la boucle locale continue d'être utilisée par France Télécom pour fournir le service téléphonique au public. Un schéma (figure 2) représente l'architecture technique utilisée pour cet accès. L'abonnement continue d'être payé par l'usager à France Télécom.
  • Accès à la sous-boucle locale : le fait de fournir à un bénéficiaire un accès appuyé sur une sous liaison de la boucle locale de France Telecom, depuis le sous-répartiteur de France Telecom désigné par l'opérateur jusqu'au point de terminaison situé dans le local de l'abonné.
  • Colocalisation : la fourniture d'un espace et des ressources techniques nécessaires à l'hébergement et à la connexion des équipements techniques des opérateurs alternatifs.
  • DSLAM (Digital Subscriber Line Access Multiplexer) : contient les modems DSL (et les organes de concentration des trames ATM) opérateurs situés en vis-à-vis de l'ensemble des modems DSL des utilisateurs qui lui sont relié. Il est situé à la frontière entre la boucle locale et le réseau de l'opérateur proprement dit.